Forge Léger

Le forgeron est un des plus importants personnages du village, étant un homme à tout faire, pouvant fabriquer ou réparer n’importe quel objet. Le forgeron est si indispensable, qu’il existe très peu de villages qui ne puissent compter sur au moins un de ces artisans du fer, et dans la région de Memramcook vers 1865, on retrouvait cinq boutiques de forge.


En ce qui concerne la boutique, elle n’est pas le plus beau bâtiment du village. En effet, elle a souvent l’aspect d’un hangar négligé. Les forges n’avaient pas nécessairement d’enseigne, mais on peut l’identifier en la regardant et le plus souvent par le bruit. À l’intérieur, où règne un désordre anarchique, la boutique ressemble à un entrepôt inexhaustible. 
L’économie du forgeron fluctuait autour d’un cercle saisonnier. Le printemps il faut mettre en état la herse, la charrue pour le cultivateur. Au temps des moissons, les fermiers font réparer des outils agraires brisés lors de la récolte. À l’automne, le forgeron répare les outils de boucherie comme les couteaux et les grattoirs. L’hiver, il répare les traîneaux et les charrettes. De plus, pendant toute l’année, le forgeron doit ferrer les chevaux et parfois les bœufs. En ce qui concerne le travail de Sylvain Léger, il était reconnu comme le maître dans l’art de « battre une hache. » Il employait une solution spéciale et une technique propre à lui. 

La Village historique acadien achète l’ancienne forge Sylvain Léger en 1976 et procède par la suite à sa restauration à sa condition originale. La forge représente une forge typique d’un secteur rural du sud-est du Nouveau-Brunswick au milieu des années 1860. 

Particularités:

  • Larges portes doubles
  • Escalier extérieur menant aux combles
  • Revêtement en planches verticales
  • Plancher en terre battue
  • Foyer en pierres taillées qui offre deux feux de travail