Maison Onésiphore Turgeon

Né en 1849 à Lévis, Québec, Onésiphore Turgeon vient d’abord au Nouveau-Brunswick à titre d’étudiant cherchant un climat favorable à sa santé délicate. Il arrête finalement son choix sur Petit-Rocher et épouse une irlandaise, Margaret Eulalia Baldwin, qui lui donne cinq enfants. Margaret meurt en 1896, à l’âge de 46 ans et Turgeon se remarie en 1905, avec Mary Loretta Meahan.


C’est d’abord l’éducation qui suscite l’intérêt de Turgeon. À l’époque, la loi scolaire de 1871, établissant l’école publique non confessionnelle, est d’actualité. Turgeon demeure toutefois peu de temps dans ce domaine et opte pour le commerce, puis le journalisme. Entre 1874 et 1896, à titre de candidat libéral aux élections fédérales, il subit cinq défaites. Finalement, Turgeon est élu en 1900 et conserve son siège pendant 22 ans, survivant même la défaite du Parti Libéral en 1911. En 1921, les libéraux de Mackenzie King reprennent le pouvoir et l’année suivante, Turgeon est nommé au sénat, où il siège jusqu’à sa mort en 1944, à l’âge de 95 ans. Son principal cheval de bataille, à titre de politicien, est le développement d’une véritable industrie des pêches dans le comté de Gloucester.



C’est en 1905 qu’Onésiphore Turgeon achète pour la somme de 1 800 $ cette confortable résidence aux allures victoriennes. Construite en 1881, cette demeure est interprétée ici à son état  de l'année 1928. Il s’agit d’une grande maison avec toit mansardé, à l’architecture conventionnelle. En Amérique du Nord, on associe ce type de toiture au style victorien, très populaire de 1860 à 1890.