Maison Thériault

Joseph Thériault, né en 1824, fermier et marchand de bois, est le fils de Joachim et Claire Gauvin. Étant l’aîné des garçons, il lui est difficile d’avoir en héritage le patrimoine familial. En 1845, il épouse Phoébée Boudreau et s’établit à Thériault Office et ils eurent neuf enfants. Suite au décès de Phoebe, Joseph épouse en secondes noces Rachel Landry en 1861. Avec Rachel Landry, il n’y eut aucun enfant.



Selon la tradition orale, Joseph construit sa première maison tout près de la croisée des chemins actuels. Ce n’est que plus tard qu’il aurait construit la maison qui est présentement au Village historique acadien vers 1860.



Toujours est-il que Joseph Thériault reçut un titre de terre totalisant 100 acres le 1er octobre 1857. Il est tout à fait raisonnable de penser que c’est après avoir reçu cette terre que Joseph entreprend de construire la maison, d’autant plus qu’il se remarie avec Rachel Landry en 1861. Fondateur ou non de Thériault Office, Joseph Thériault et sa famille donnèrent tout de même leur nom à ce petit village.
Philias, fils de Joseph, est l’héritier du patrimoine familial. Il habite avec son père, puis, suite au décès de ce dernier, il devient le véritable propriétaire. Philias s’est marié en 1881 à Lucille Chenard, de Caraquet. De ce mariage naquirent dix enfants. Dans son testament daté du 15 mars 1946, huit ans avant son décès survenu en 1952, Philias lègue sa propriété à sa fille Lauza. Lauza habite cette maison avec son mari Fidèle Landry jusqu’en 1977, et en 1981 le Village historique acadien en fait l’achat.

Lorsque le Village historique acadien se porte acquéreur de la demeure, il n’achète que la partie construite en 1860. La seconde partie reste sur place. La maison Thériault est interprétée en 1890, soit 30 ans après la construction de la première section. On remarque donc que la maison possède deux parties, soit l’originale de 1860 et la cuisine d’été ajoutée quelques années plus tard. Le mobilier que l’on retrouve dans les pièces n’est plus de fabrication domestique, mais un mélange de cette dernière et de fabrication industrielle. À la fin du 19e siècle, les meubles fabriqués industriellement font lentement disparaître le mobilier acadien.




Particularités de la maison:

  • Puits intérieur
  • Galerie sur deux côtés
  • Deux escaliers menant à l’étage supérieur
  • Revêtement extérieur de planches à clin
  • Présence d’un salon
  • Trois cheminées

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