Le Village historique acadien est un complexe touristique composé d’un sentier parcourant 2.2 km, bordé d’une quarantaine de bâtiments historiques tous animés par des interprètes costumés et bilingues (anglais et français). 

Dans un décor bucolique, les multiples personnages présentent les petits et grands moments de la vie quotidienne des familles acadiennes (1770 - 1949), leurs coutumes, leur ingéniosité et leur chaleureux sens de l’accueil.

Plus qu’un simple musée à ciel ouvert, le Village propose de nombreuses expériences telles qu’un camp de jour, un hôtel, des ateliers de cuisine traditionnelle, un studio de photo, de nombreux restaurants, en plus d’activités culturelles qui y sont présentées quotidiennement de juin à octobre. 

Carte du site historique

Carte du Village Historique Acadien

Les familles

Maison Martin

Année de construction :
1773
Année d’interprétation :
1773
Propriétaire original :
Jean-Balthazar Martin
Lieu d’origine :
French Village, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Pièces-sur-pièces assemblées à queue d’aronde;
  • Fenêtres à guillotines et peu nombreuses;
  • Plancher en terre battue;
  • Imposant foyer en pierres plates;
  • Format restreint de ses dimensions.
Histoire :

Celui qui a construit la maison Martin est Jean-Balthazar, dit Jean Barnabé Martin. Cultivateur, il est né en 1736 à Port-Royal. Il épouse, en premières noces, Rosalie Thibodeau à Port- Royal vers 1761,en secondes noces Hélène Godin en 1767 à Sainte-Famille sur l’île d’Orléans au Québec et enfin, en troisièmes noces, Marie-Anne Levasseur en 1773 à Kamouraska. 

Balthazar était messager des gouverneurs Parr de Halifax et Haldimand de Québec. Il va vivre avec sa famille à Sainte-Anne de Fredericton vers 1768.

À son décès, survenu en 1806, Jean Balthazar Martin lègue sa maison et sa ferme à son fils, Jean-Baptiste. Jean-Baptiste Martin, né en 1781 et marié à Marie-Anne Cyr, reçoit le patrimoine familial, mais meurt en 1807, alors qu’il est âgé que de 26 ans. Son épouse devint l’administratrice des biens.

Plusieurs années passent et Jean Martin, fils de Jean-Baptiste et de Marie-Anne, s’installe au Madawaska et vend la maison familiale en 1833 à Alexis Godin. Le 2 octobre 1889, Alexis lègue à son fils, Abraham Godin, cultivateur, sa terre et sa maison. Ce dernier fait de même avec sa fille Marguerite, qui reçoit la terre et la maison Martin.

Finalement, Marguerite épouse Leslie George Kingston en 1920 à French Village et elle et son mari habitent dans la maison Martin pendant quelques années. Son gendre, Charles Nicholas, qui hérita de la propriété, vendit une partie de la maison Martin au Village historique acadien le 9 mai 1973. L’équipe du Village historique acadien procèda alors au déménagement final de la maison, sur le site historique.

Cette maison témoigne de la situation précaire des Acadiens après le Grand Dérangement. Plus abri que maison, cette structure ne comporte aucune cloison intérieure et seulement quelques fenêtres.

Après la signature du traité de Paris en 1763, les Acadiens obtiennent le droit de revenir dans la colonie de la Nouvelle-Écosse, à condition de ne pas se regrouper. Ils vont donc s’établir dans des territoires qui offrent un minimum de sécurité. L’accès à la mer ou à un cours d’eau devient le facteur commun de tous ces peuplements. Dans le cas de la rivière Saint-Jean, les Acadiens s’y ’établissent dans les années 1760, mais plusieurs d’entre eux doivent partir pour faire place aux Loyalistes dans les années 1780.

Durant cette période, un des tracas des Acadiens est d’obtenir des titres de terres, soit des concessions de terre. Malgré leurs nombreuses requêtes, ils obtiennent trop souvent que des permis de pêche ou d’occupation temporaire.

Pour ce qui est de la religion, une mission catholique est implantée dès 1768 à Ecoupag, dans la rivière Saint-Jean. C’est l’abbé Charles-François Bailly qui y installe cette mission, qui est fréquentée par les Micmacs et les Acadiens des environs.

Au fil du temps, les Acadiens ont su gagner la confiance des Amérindiens en prenant soin de ne pas ruiner leurs territoires de chasse, entre autres. Les villages acadiens étant parfois situés près des lieux de campement amérindiens, les Acadiens devaient respecter certaines règles de cohabitation, comme par exemple, celle de ne pas couper le foin des marais, lors de la chasse aux canards. Les Acadiens de la rivière Saint-Jean auraient donc eu des contacts avec les Amérindiens, sans toutefois adopter leur style de vie. Cependant, ils ont adopté certaines technologies amérindiennes, dont les mocassins et les raquettes.  

Maison Martin - Village Historique Acadien
Maison Martin - Village Historique Acadien

Ferme Mazerolle

Année de construction :
1796
Année d’interprétation :
1852
Propriétaire original :
Louis-Joseph Mazerolle
Lieu d’origine :
Rivière Saint-Jean, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Maison pièces-sur-pièces équarries et assemblées à queue d’aronde
  • Fenêtres à guillotine
  • Grand foyer en pierre
  • Toit à deux versants à pente accentuée
Histoire :

L’histoire de la maison Mazerolle débute avec le père du constructeur, Joseph Mazerolle. Joseph est né en 1739 à Grand-Pré. Il est déporté à Boston où il épouse, en 1764, Rosalie Thibodeau et déménage en suite à Québec, pour enfin s’installer en permanence à la rivière Saint- Jean, vers 1776-1777. À cette époque, plusieurs de ses enfants sont déjà nés. Son épouse, Rosalie Thibodeau, décède en juin 1815, tandis que Joseph meurt en juin 1818. 

Son fils, Louis-Joseph (ou Joseph-Louis), né à Québec en 1767, est celui qui, fort probablement, construit la maison que l’on retrouve au Village historique acadien. Nous savons que Louis-Joseph habite depuis longtemps à la rivière Saint-Jean, car en 1797 dans une pétition, il mentionne qu’il habite la région depuis 20 ans. 

En 1831, il obtient une terre dans la région de Mazerolle Settlement, qu'il vend en 1839 à son fils, Pierre. Nous croyons que Pierre, lors de la vente finale du terrain de son père, déménage la maison sur une terre que lui a accordé le gouvernement en 1842. Avec l’obtention de cette terre , Pierre Mazerolle, ainsi que sa famille et ses descendants, prenaient définitivement racine à Mazerolle Settlement, près de Fredericton. 

En 1851, on remarque que Pierre habite avec sa deuxième épouse, Marie-Anne et les sept enfants de ses deux mariages. De plus, son père, Joseph, sa mère, Françoise et sa sœur, Marie, habitent chez lui également. Il est fort probable que lorsque son père lui vend sa terre, ils habitent tous la même maison à Mazerolle Settlement. 

Louis, fils du premier mariage de Pierre, est celui qui hérite de la maison et qui l’abandonne en 1895, afin de se construire une nouvelle maison. Louis n’a que deux enfants, dont John-Lewis. John-Lewis est le père de Bernard-Franklin, celui qui a donné la maison Mazerolle au Village historique acadien. Les enfants de John-Lewis sont les derniers à être nés dans la maison ancestrale. Lors de l’ouverture du Village historique acadien en 1977, Bernard était présent pour la première visite des familles donatrices.  

Construite sur une base en pierres des champs, le carré est de pièces-sur- pièces, assis sur une sole (10" x 10") de pin et assemblé aux coins en queue d’aronde. De niveau à la sole inférieure, on retrouve six solives de plancher (espacées assez régulièrement) donnant un périmètre à la maison de 26’ - 4" sur 20’ - 2". 

La maison de la ferme Mazerolle, ainsi qu’une porcherie, une grange et des pièces de mobiliers construites par les anciens occupants, sont achetés en 1973 par l’équipe du Village historique acadien, qui a entrepris les procédés de son déménagement l’année même de son achat. Par contre, à l’époque, la loi stipulait qu’aucune charge de plus de 14 pieds de large ne pouvait être transportée sur les routes du Nouveau-Brunswick. Il fallut alors patienter quelque temps avant de pouvoir transporter en toute légalité le bâtiment sur le site historique. 

Le complexe de la ferme Mazerolle est maintenant composée d’une maison, d’une grange, d’un hangar à grains et d’un poulailler. 

Autres bâtiments :
  • Grange Thomas Thériault

    Propriété de Thomas Thériault, le Village historique acadien fit l’achat de cette grange au mois d’octobre 1974. Elle était alors située à Bertrand, tout près de la maison du propriétaire. Même si ce bâtiment fut construit bien après 1842, la grange Thomas Thériault fait quand même partie du complexe de la ferme Mazerolle, interprétée en 1842. Il faut comprendre que l’architecture des granges s’est peu modifiée au cours des ans.

    Particularités
    High gable with steep slope
    Large double door in the front
    Outside walls covered with vertical board
    Open frame of square-hewn beams
  • Hangar à grain John Frenette

    Particularités
    Large porte d’entrée
    Revêtement de bardeaux faits à la main
    Escalier intérieur qui donne accès aux combles
Maison Mazzerolle - Village Historique Acadien
Maison Mazzerolle - Village Historique Acadien
Maison Mazzerolle - Village Historique Acadien
Maison Mazzerolle - Village Historique Acadien
Maison Mazzerolle - Village Historique Acadien
Maison Mazzerolle - Village Historique Acadien
Maison Mazzerolle - Village Historique Acadien
Maison Mazzerolle - Village Historique Acadien

Maison Godin

Année de construction :
1880
Année d’interprétation :
1890
Propriétaire original :
Édouard Godin
Lieu d’origine :
rivière Saint-Jean, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Deux cheminées de briques aux extrémités
  • Espace intérieur divisé par des murs qui délimitent les chambres à coucher
  • Murs intérieurs en planches de pin fixées à la verticale
  • Revêtement extérieur en planches verticales à rainures et languettes posées verticalement
  • Symétrie dans la disposition des portes et fenêtres
  • Toit à deux versants avec pente à 44 degrés
Histoire :

Anciennement située à Maisonnette, la maison Godin appartient en premier lieu à Édouard Godin. Né en 1853, il a épousé en 1881 Basilice Lanteigne et le couple eut huit enfants.

N’ayant reçu aucune terre de son père, Édouard en achète quelques-unes. Son premier achat remonte au 1er avril 1880, alors qu’il fait l’acquisition d’une terre hypothéquée appartenant à son oncle. Édouard paie une partie de l’hypothèque, soit 140 $, pour prendre possession de la moitié de cette terre, c’est-à-dire 40 verges de façade totalisant 20 acres de terre. Cette terre correspond à celle où fut bâtie la maison Godin. 

Étant donné qu’Édouard achète sa terre en avril 1880 et qu’il se marie en septembre 1881, il est fort probable que la maison fut construite entre ces deux dates.

Le premier enfant né de l’union d’Édouard et de Basilice, dans la maison Godin, est François-Xavier en 1882, alors que Marie Agathe, née en 1899, est la huitième et la dernière à naître de cette union. C’est Bruno, leur quatrième fils, né en 1891 et marié à Anne-Marie Gauvin, qui hérita de la maison.

La maison Godin est un exemple d’une habitation de pêcheur acadien néo-brunswickois, à la fin du 19e siècle, possédant aussi un hangar pour entreposer le bois et pour saler le poisson. Si on considère l’année d’interprétation, on peut affirmer que dans cette demeure habitaient Édouard et son épouse Basilice, ainsi que leurs premiers enfants, soit François-Xavier, Moïse et Louis.

Vers la fin de l’année 1890, Basilice est enceinte de son quatrième fils, Bruno, né le 1er mars 1891. En consultant le recensement de 1891, on apprend qu’Édouard et son épouse, ainsi que leur plus vieux fils, François-Xavier, savent tous lire et écrire. 

En ce qui concerne l’ameublement de la maison, le mobilier que l’on retrouve dans les pièces n’est pas uniquement de fabrication domestique, mais est un mélange de cette dernière et de fabrication industrielle. À la fin du 19e siècle, les meubles fabriqués en usine font lentement disparaître le mobilier acadien, c'est-à-dire de fabrication artisanale.

Autres bâtiments :
Maison Godin - Village Historique Acadien
Maison Godin - Village Historique Acadien
Maison Godin - Village Historique Acadien
Maison Godin - Village Historique Acadien
Maison Godin - Village Historique Acadien
Maison Godin - Village Historique Acadien

Hangar Charles Robin Company

Année de construction :
1855
Année d’interprétation :
1855
Propriétaire original :
Charles Robin
Lieu d’origine :
Caraquet, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Dimensions: 25 pieds par 40 pieds
  • Charpente en grosses poutres d’épinette assemblées à tenons et mortaises
  • Revêtement extérieur en planches à clin
  • Solides portes de bois aux deux niveaux et plusieurs ouvertures
Histoire :

Le bâtiment transporté au Village historique acadien et qui fut l'un des hangars de la Robin, Jones and Whitman, à Caraquet, était appelé le Rigging Loft par les habitués. On employait l'étage des combles du hangar pour y entasser de l'équipement de pêche durant l'hiver. L'étage inférieur, soit celui au niveau du sol, était utilisé pour saler et tuber la morue. 

Si l'on tient compte du fait que la Charles Robin Company est en pleine expansion entre 1838 et 1875, nous avançons la date de construction du hangar à l’année 1855. 

En 1767, Charles Robin est présent dans la baie des Chaleurs et lance son commerce avec les habitants, dont ceux du nord du Nouveau-Brunswick. Le système utilisé consiste à ne jamais payer les pêcheurs avec de l’argent comptant, mais à leur offrir plutôt en échange du poisson et des marchandises stockées dans les magasins de la compagnie. En 1793, la Charles Robin Company achète un terrain dans le havre de Caraquet et c’est à cet endroit que l’établissement des Robin prend forme.

L'édifice, situé au Village historique acadien, est meublé en fonction de ses occupations ultérieures. Au premier étage, on y a installé une dizaine de barils de quatre quintaux (boucauts ou toubes). On y retrouve aussi une presse à morue, une balance à peser, un comptoir où l’on présente divers articles liés à la pêche, notamment des peaux d’anguilles séchées pour faire des lacets, des bouées de bois, un jiggeux à morue et son moule, de l’étoupe pour calfeutrer les bateaux, un carrelet, une mesure à mollusques, etc. À l'étage supérieur, on retrouve deux anciennes embarcations, ainsi que d’autres barils de morue. On y retrouve également des ancres et des outils pour aller chercher de la glace.

À l'extérieur, des vigneaux à morue sont disposés autour du hangar, sur lesquels on déposait le poisson pour le séchage. On peut voir aussi un steambox, c'est-à-dire une boîte à vapeur utilisée dans la fabrication de navires, un aboiteau et un petit quai.

Hangar Charles Robin Company  - Village Historique Acadien
Hangar Charles Robin Company - Village Historique Acadien
Hangar Charles Robin Company  - Village Historique Acadien
Hangar Charles Robin Company - Village Historique Acadien

Ferme Robichaud

Année de construction :
1845
Année d’interprétation :
1846
Propriétaire original :
Pierrot Robichaud
Lieu d’origine :
Inkerman, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Construction pièces-sur-pièces à coulisse
  • Extérieur recouvert de bardeaux faits à la main
  • Toit à deux versants à pente modérée
  • Porte clouée avec lignes obliques en relief
Histoire :

Pierrot Robichaud, deuxième enfant de Jean Robichaud, est né à Memramcook en 1799. Peu de temps après sa naissance, ses parents déménagent à Inkerman. Pierrot épouse Rosalie Arsenault en 1824 et ceux-ci ont douze enfants.

Avant son mariage, Pierrot débute la construction d’une maison pour y abriter sa famille. Toutefois, après quelques années et une famille grandissante, il construit une nouvelle maison vers 1845, celle-là même que l’on retrouve au Village historique acadien.

Pierrot est un homme très actif, qui a le sens des affaires. D’abord fermier, en 1829, il possède deux bœufs, fait la culture du foin, des pommes de terre, du blé, de l’orge et de l’avoine. Il possède en plus un cheval, car il transporte à l’occasion, pour ses voisins, des marchandises à Shippagan, un village situé à six milles de chez lui.

Nous savons que, dès 1822, Pierrot commence un livret de comptes à son nom. En plus d’être fermier, il est également charpentier et fournisseur de matériaux, dont le plus commun est le bois. Pierrot Robichaud fait affaire avec le magasin de la compagnie William Fruing de Pointe-Alexandre, sur l’île de Lamèque et il est un client moyen, achetant pour ₤ 4 par année. 

Pierrot meurt le 31 décembre 1886. 

À la mort de son fils Jules, en 1894, c'est son épouse, Esther Boudreau, qui hérita de la maison paternelle.  Esther Boudreau est décédée en 1945 et elle légua, par testament, la propriété à son fils Jude. Comme celui-ci était décédé cinq ans auparavant (1940), le testament était invalide.  Les héritiers signèrent alors le bien à leur sœur Angèle Robichaud, fille d'Esther Boudreau et de Jules Robichaud. Cette dernière étant célibataire, elle légua à son décès, survenu en 1966, le bien à son neveu, Jules Robichaud, fils de Michel et Clara Robichaud.  C'est Jules (décédé en 1992), qui vendit la maison ancestrale de Pierrot Robichaud au Village historique acadien au début des années 1970.

En 1906, Jude décide de construire une nouvelle maison et c’est à partir de cette époque que les Robichaud abandonnèrent l’ancienne maison bâtie par Pierrot.  L’ancienne maison a sûrement servi d’entrepôt pour Jude, qui était agent de la Singer Manufacturing Company.  Il vendait des moulins à coudre, des pièces de rechange, du fil, des aiguilles, etc.  Il vendait aussi différents produits comme des barattes à beurre, des poêles, des séparateurs à lait, etc.  On disait que la maison et les bâtiments étaient remplis à capacité de diverses marchandises.  Il était assez à l’aise, car durant la construction de l’église d’Inkerman, dans les années 1920, il a payé la moitié du coût des autels et autres ornements, c’est-à-dire une somme de 1 500 $!         

Jude vécu probablement dans cette maison, mais n’en fut jamais officiellement le propriétaire, la propriétaire étant sa mère, Esther.  

Pendant plusieurs années, la maison Robichaud servit également d’annexe pour la grange, puis d’un atelier de menuiserie pour Jules M. Robichaud. Il avait même fait électrifier le bâtiment pour y utiliser ses outils de travail.

La ferme Robichaud, telle que présentée au Village historique acadien, est composée d’une maison, d’une grange spacieuse, d’un hangar à grains et d’un caveau à légumes.

Autres bâtiments :
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien
Ferme Robichaud - Village Historique Acadien

Maison Doucet

Année de construction :
1840
Année d’interprétation :
1860
Propriétaire original :
Romain Doucet
Lieu d’origine :
Sainte-Anne de Bathurst, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Structure pièces sur pièces
  • Huit fenêtres à guillotines
  • Moulures et finitions intérieures
  • Portes extérieures à panneaux
  • Foyer en pierre, boîté
Histoire :

Le premier propriétaire et constructeur de la maison Doucet est Romain Doucet, né en 1818 à Bathurst et époux de Marie DeGrâce. Il est possible de déduire que cette maison fut construite vers 1840, lorsque son père, Dominique Doucet, lui légua un terrain de 60 acres à Sainte-Anne de Bathurst en 1840, soit l’année de son mariage. À la mort de Romain en 1890, son fils, Louis, hérite du patrimoine familial et le conserve jusqu'en 1932, lorsqu'il le vend à son petit-fils, Hector Picot, pour 1 dollar.

La charpente de la maison Doucet, qui se trouve au Village historique acadien, date de 1840, mais la restauration de ce bâtiment, comme on la retrouve dans le Village aujourd'hui, date de 1860. La maison Doucet montre l'évolution d'une maison pièces sur pièces, devenue un peu plus raffinée après quelques années d'habitation. Ce sont les moulures des fenêtres et des murs, qui rendent ce bâtiment un peu plus raffiné comparativement aux autres maisons du site historique. À cela s’ajoute une armoire en coin, un foyer comprenant également des moulureset un mobilier un peu plus luxueux. Cette maison cadre dans une époque de transition dans le mobilier acadien, soit de 1825 à 1875, alors que les pièces de mobilier connaissent une certaine évolution. Tout en conservant leurs fonctions utilitaires, elles sont un peu plus décoratives et fabriquées avec soin. Avec l’arrivée du tour à bois, les tables, les chaises, les lave-mains et les lits peuvent maintenant avoir un aspect décoratif.

Autres bâtiments :
  • Grange Joseph Landry

    Particularités
    Square hewn logs construction with dovetail assembly
    Exterior finished with home made shingles
    Front has two large doors and two lower doors
    Exterior walls covered with vertical boards with shingles battens
Maison Doucet - Village Historique Acadien
Maison Doucet - Village Historique Acadien
Maison Doucet - Village Historique Acadien
Maison Doucet - Village Historique Acadien
Maison Doucet - Village Historique Acadien
Maison Doucet - Village Historique Acadien
Doucet House  - VillaMaison Doucet - Village Historique Acadienge Historique Acadien
Doucet House - VillaMaison Doucet - Village Historique Acadienge Historique Acadien

Maison Cyr

Année de construction :
1852
Année d’interprétation :
1852
Propriétaire original :
Laurent Cyr
Lieu d’origine :
Saint-Bazile, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Entrée de cave extérieure
  • Escalier rudimentaire
  • Finition intérieure simple et quasi absente
  • Nombreuses fenêtres à guillotine à vingt carreaux
  • Revêtement extérieur en planches à clin
  • Structure en pièces sur pièces à coulisse.
Histoire :

Cette maison provient du Madawaska, plus précisément de Saint-Basile. Elle fut construite par Laurent Cyr, fils de Michel Cyr et Madeleine Thibodeau et époux d’Angélique Raymond.

Quelque temps avant son mariage, Laurent loue, puis achète la terre de Simonet Hébert. C’est probablement Laurent qui y construisit la maison dans laquelle il habita suite à son mariage.  Possiblement avant son mariage, Laurent fait l’achat d’une partie des articles ménagers et des meubles qu’il ne pouvait pas fabriquer lui-même. 

Il se procure également un poêle à bois que nécessite la maison, qui est construite apparemment sans foyer. Durant les années 1820, les Acadiens du Madawaska vont de plus en plus à Québec ou aux villes bordant le Saint-Laurent pour y acheter les biens qu’ils jugent nécessaires. 

Vers 1850, Laurent chaule le mur extérieur est de la maison, celui qui fait face au chemin. Une galerie est construite du côté de la rivière, car la circulation sur la rivière est encore considérable. Après 1860, une galerie est construite du côté de la route. Fait intéressant, cette même année, lors d’une foire agricole, « Lawrence Cyre à Michael » remporte le premier prix pour le meilleur poulain âgé d’un an.

Laurent et son épouse Angélique ont sept enfants et l’héritier de Laurent est son plus jeune fils, nommé aussi Laurent. On ignore quand décède Laurent père, mais on sait que Laurent fils épouse en 1872, à Saint-David aux États-Unis, Édith Daigle. 

Avant le mariage de 1872, les murs intérieurs de la maison n’ayant pas été finis, ils sont recouverts de papier journal. La petite cuisine d’été semble dater de cette période, bien qu’on ne puisse l’inclure rigoureusement dans la rénovation générale. 

Laurent fils n’eut que des filles. En 1905, Agnès, fille de Laurent et Édith, épouse Bélonie Thibodeau et ceux-ci héritent de la ferme. Autour de 1910, ils font construire une nouvelle maison. La famille d’Agnès Cyr et Bélonie Thibodeau déménage dans la nouvelle maison vers 1914. Dorénavant, l’ancienne maison Cyr ne sert que de hangar.
 
Le 22 mai 1973, le Village historique acadien achète de Camille Thibodeau, fils d’Agnès et de Bélonie, l’ancienne maison de Laurent Cyr, fils de Michel. Au début, on croyait que cette maison datait de 1780, mais selon des recherches, on s’est aperçu que la maison avait plutôt été construite plus tard, soit vers 1830. Néanmoins, de nouveaux procédés de datation permettent maintenant de croire que la maison ait plutôt été construite vers 1852. 

Enfin, la ferme Cyr, telle que présentée au Village historique acadien est composée d’une maison, d’un hangar et d’un poulailler.

Autres bâtiments :
Maison Cyr - Village Historique Acadien
Maison Cyr - Village Historique Acadien
Maison Cyr - Village Historique Acadien
Maison Cyr - Village Historique Acadien
Maison Cyr - Village Historique Acadien
Maison Cyr - Village Historique Acadien
Maison Cyr - Village Historique Acadien
Maison Cyr - Village Historique Acadien
Maison Cyr - Village Historique Acadien
Maison Cyr - Village Historique Acadien

Maison Savoie

Année de construction :
1855
Année d’interprétation :
1861
Propriétaire original :
Vital Savoie
Lieu d’origine :
Néguac, N.-B.
Plus d'information
Histoire :

Établis d’abord à Port-Royal au cours des années 1600, les Savoie quittent cette région dès la signature du traité d’Utrecht en 1713. Confiants qu’ils vont habiter une région non touchée par le traité, Germain Savoie et Pierre Thibodeau s’installent sur la côte de la baie de Chignectou, au sud de ce qui est aujourd’hui le Nouveau-Brunswick. Ils y fondent la colonie de Chipoudy. 

Malheureusement, à partir de 1755, les soldats britanniques viennent pourchasser les Acadiens jusque dans la région de la rivière Petitcodiac. Après la chute du fort Beauséjour, un groupe d’Acadiens quitte cette région et descend la rivière Miramichi jusqu’à la baie où elle se jette. Ils y passent l’hiver. Les survivants continuent leur route vers le nord jusqu’à Néguac, Tracadie, Caraquet et Québec. Jean, dit James Savoie, le fils de Germain, est l’un des premiers à gagner la région de Néguac. Il s’établit à l’endroit appelé Rivière-des-Caches.

Le fils de Jean, Joseph, demande une concession de terre en 1795 et l’obtient en 1813, soit trois ans après sa mort! Elle est alors partagée entre ses quatre fils: Germain, Victor, Édouard et Bonaventure. C’est le fils de Bonaventure, Vital, qui construit sur un terrain reçu de son père la maison qu’on retrouve au Village historique acadien. Vital est avant tout un fermier. Cependant, il semble très habile en menuiserie, puisqu’il fabrique toutes les chaises et les tables qui meublent sa maison. Il est aussi trappeur et piège le castor, le rat musqué et le lièvre, d’où son surnom: Vital à Boune le Rat musqué. Il pratique aussi la pêche. 

Après la mort de Vital, son fils Thomas hérite de la maison et la transmet ensuite à son fils Francis. Elle est habitée jusqu’en 1967.

Cette maison a été construite en deux étapes. Datant de 1860, la cuisine d’été est la partie la plus ancienne; sa charpente à colombages verticaux est faite de pièces débitées en scierie. Le corps principal de la maison est construit quatre ans plus tard, sur une charpente de poutres équarries à la hache. L’extérieur est recouvert de bardeaux de cèdre. La finition intérieure de la cuisine d’été est réduite à sa plus simple expression, alors que celle de la partie plus récente montre un certain raffinement.

Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien
Maison Savoie - Village Historique Acadien

Magasin général Chas J.L. Godin

Année de construction :
1889
Année d’interprétation :
1889
Propriétaire original :
Charles J.L. Godin
Lieu d’origine :
Haut-Caraquet, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Arrière-boutique
  • Étagères murales
  • Coin fermé servant de bureau de poste
Histoire :

Le magasin général Chas J.L. Godin est un bon exemple d’un magasin général typique dans une communauté acadienne au tournant du 20e siècle. Comme la plupart de ces commerces en Acadie du Nouveau-Brunswick, il demeure de taille modeste au cours de toute son histoire et son propriétaire est loin de s’enrichir en l’exploitant. À la fin du 19e siècle, ces magasins offrent une grande variété de produits domestiques et utilitaires, mais peu de produits alimentaires. Ce n’est qu’au début des années 1900 qu’ils deviennent de véritables épiceries et offrent une variété de produits.

En ce qui concerne son propriétaire Charles Godin, né en 1850 à Haut-Caraquet, il épouse en premières noces, en 1878, Caroline Poirier, puis en 1883, en secondes noces, Olésine Doucet. De ses deux mariages il eut neuf enfants, dont Alexis qui lui succède en 1920, même si le commerce devient la propriété d’Olésine. 

Nommé maître de poste en 1880, fonction qu’il occupe jusqu’à sa mort, il profite sûrement de cette occasion pour établir son commerce. On ignore exactement à quel moment il ouvre son établissement, mais le plus vieux de ses livres de comptes, que l’on ait à notre disposition, date de 1889.

Chose certaine, il n’est pas rare à l’époque que des commerçants logent dans un magasin général un bureau de poste. Toutefois, les maîtres de poste ne sont pas toujours marchands généraux. 

On peut croire que le magasin de Charles Godin est assez modeste, selon les normes de l’époque. D’abord, comme plusieurs de ses concurrents, son commerce possède moins de 500$ en capitaux. Au début des années 1900, sa cote passe à « L », ce qui signifie que son crédit est qualifié de « Fair » (passable) à ce moment. De plus, comme bien des commerçants de son époque, Charles Godin pratique l’agriculture. 

On peut aussi avoir une idée de l’importance du magasin général Godin, lorsque l’on réalise que du point de vue structural, rien ne le démarque vraiment d’une petite maison. On peut croire que le commerce n’est pas la fonction première de ce bâtiment, étant donné sa petite taille et ses caractéristiques similaires à celles d’une petite habitation. Enfin, il semble que Charles J.L. Godin est surtout reconnu en tant que maître de poste, et non comme marchand.

Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien
Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien
Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien
Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien
Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien
Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien
Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien
Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien
Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien
Magasin général Chas J.L. Godin - Village Historique Acadien

Taverne Poirier

Année de construction :
1880
Année d’interprétation :
1880
Propriétaire original :
Louis Poirier
Lieu d’origine :
Caraquet, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Charpente recouverte de planches posées à la diagonale
  • Deux portes d’entrée sur la façade
  • Volets extérieurs
  • Comptoir et étagères
  • Bardeaux attachés avec des clous à bateau
Histoire :

Située à Caraquet (secteur de la Pointe-Rocheuse), la taverne Poirier ouvre ses portes au public vers 1880. À la taverne Poirier on sert du rhum de la Jamaïque, du gin (surtout du De Kuyper) qui provient de la Hollande, du whisky et du brandy, qui pouvaient provenir des îles Saint-Pierre et Miquelon ou bien être de fabrication locale. Enfin, le vin que l’on y consommait venait habituellement de France. On ne retrouve pas de bière, car cette boisson n’est connue dans la région qu’au 20e siècle.

La taverne ouvre vers 8 heures pour fermer vers 18 heures et même parfois 23 heures, si les discussions y sont intéressantes. Les gens se rendent à la taverne pour y acheter leur boisson en bouteille et retourner chez eux. De plus, et il semble que ce soit là l’utilisation principale de la taverne, les gens consomment leur alcool sur place tout en jasant, en jouant aux cartes ou aux dames.

L’édifice semble avoir également servi de magasin à ses débuts, mais cet usage fut de courte durée, puisque la tradition orale, ainsi que plusieurs documents officiels réfèrent toujours à Louis Poirier comme propriétaire d’une taverne et non d’un magasin. Très peu de modifications sont apportées à la taverne, lorsque Georges Haché s’en porte acquéreur en 1922. Il a transporté le bâtiment de l’autre côté de la route et l’a transformé quelque peu pour ses besoins.

Taverne Poirier - Village Historique Acadien
Taverne Poirier - Village Historique Acadien
Taverne Poirier - Village Historique Acadien
Taverne Poirier - Village Historique Acadien
Taverne Poirier - Village Historique Acadien
Taverne Poirier - Village Historique Acadien

Menuiserie Cormier (reproduction)

Année de construction :
1875
Année d’interprétation :
1875
Propriétaire original :
Hubert Cormier
Lieu d’origine :
Sainte-Anne-du-Bocage, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Charpente à colombages
  • Toit à deux versants à pente faible
  • Deux grandes portes d’entrée
  • Fenêtres à guillotines
  • Porte arrière
Histoire :

L’atelier de menuiserie du Village historique acadien représente celle d’Hubert Cormier de Caraquet vers 1875. C’est de son fils, Ladislas, que le Village a obtenu l’information pour reconstituer la menuiserie de son père Hubert. Dilas, comme on le nommait, vécut jusqu’à l’âge de 103 ans et est décédé le 5 juin 1981.

Le menuisier fabrique toutes sortes d’objets faits de bois, surtout des portes et des fenêtres. Dans plusieurs villages acadiens, on compte sur au moins un menuisier. Le menuisier, tout comme le charron à l’occasion, peut aussi fabriquer et réparer des charrues, des échelles, des seaux, des cuves, des traîneaux, des meubles et des cercueils. Avec le temps, les menuisiers s’équipent de tours à bois avec pédales dans leur atelier. 

On retrouve donc dans cet atelier divers objets servant à la fabrication de portes, de fenêtres et de toutes sortes de pièces de mobilier. On peut y voir différentes scies, égoïnes et godendards. Pour l’entretien des scies, on peut retrouver dans la menuiserie un étau à scie pour l’affûtage et un tourne-à-gauche, utilisé pour redresser les dents de la scie. 

Le menuisier possède aussi plusieurs rabots et varlopes. Les rabots servent à dégrossir les pièces courtes et à dresser les bouts; les plus grands rabots et varlopes servent à dresser les plus longues pièces de bois. En ce qui concerne les rabots à rainures et à languettes, ils sont utilisés surtout pour faire de la planche embouvetée. On peut aussi voir dans la menuiserie des vilebrequins, qui servent à faire des trous dans les pièces de bois, des tarières et bondonnières, qui sont utilisées pour percer un trou dans un baril pour recevoir le robinet, des planes, des vastringues, différents outils à mesurer comme des équerres, des niveaux et des trusquins, des règles, des pieds-de-roi et différentes limes et des pierres à aiguiser.

Menuiserie Cormier - Village Historique Acadien
Menuiserie Cormier - Village Historique Acadien
Menuiserie Cormier - Village Historique Acadien
Menuiserie Cormier - Village Historique Acadien

Imprimerie du Moniteur Acadien (reproduction)

Année de construction :
1880
Année d’interprétation :
1880
Propriétaire original :
Ferdinand Robidou
Lieu d’origine :
Shédiac, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Charpente à colombages
  • Symétrie des ouvertures de portes et fenêtres
  • Larges fenêtres qui fournissent l’éclairage
  • Façade principale sur le mur-pignon
  • Mur en parapet qui cache la toiture à deux versants
  • Enseigne annonçant le commerce
  • Intérieur peint en blanc pour augmenter l’éclairage
  • Coin bureau de travail et coin de rangement
  • Poêle central
  • Presse Washington pour imprimer le journal
  • Presse à platine pour imprimer les travaux commerciaux
Histoire :

Ce bâtiment est une reproduction de l’atelier d’imprimerie du journal Le Moniteur Acadien de Shediac, vers 1880. Ce journal, le premier publié en Acadie, paraît de juillet 1867 à 1926. Son fondateur, Israël Landry, natif de Saint-Jean, Québec, est un descendant d’Acadiens ayant vécu la Déportation. Il quitte toutefois son poste après seulement quelques mois. Norbert Lussier lui succède en 1868 et en conserve la direction jusqu’en 1871, alors qu’il vend son entreprise à Ferdinand Robidoux, âgé d’à peine 21 ans. C’est d’ailleurs ce dernier qu’on associe surtout au Moniteur Acadien, puisqu’il en assure la publication pendant plus de 45 ans.

C’est alors une publication bien modeste: d’abord hebdomadaire, le journal devient bihebdomadaire en 1886. Il consiste en un feuillet plein format plié en deux, ce qui donne quatre pages. À cette époque, l’impression d’un journal est une opération longue et laborieuse. Une fois montée à la main, les pages un et quatre sont d’abord imprimées – une copie à la fois – sur la grande presse à vis manuelle; puis l’opération est reprise avec les pages intérieures (deux et trois). Au total, la production d’un tirage représente 64 heures de travail pour deux pressiers. L’abonnement coûte deux dollars par année, avec des rabais pour des « clubs » de cinq ou dix abonnés. Pour assurer la rentabilité du journal à l’époque, il faut 5 000 abonnés. Or, on ne dépasse jamais les 2 000 au Moniteur Acadien. Trois incendies détruisent les installations de Robidoux, en 1874, 1879 et 1886. Armé d’une détermination à toute épreuve, il persévère dans son entreprise qui, pourtant, ne lui rapporte pratiquement aucun bénéfice. Le journal lui-même est déficitaire; c’est « l’impression de ville », sur presse à Platine (La « Peerless), qui permet de poursuivre les opérations. Robidoux annonce la fermeture temporaire du journal en 1918 pour des raisons de santé. Ses fils tentent de le relancer six ans plus tard, mais au bout de 14 mois, le journal disparaît définitivement.

Imprimerie du Moniteur Acadien - Village HistoriqueAcadien
Imprimerie du Moniteur Acadien - Village HistoriqueAcadien
Imprimerie du Moniteur Acadien - Village HistoriqueAcadien
Imprimerie du Moniteur Acadien - Village HistoriqueAcadien

Maison Dugas

Année de construction :
1867
Année d’interprétation :
1867
Propriétaire original :
Germain Dugas
Lieu d’origine :
Caraquet, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Construction en torchis : mélange de glaise et de foin qui remplit les espaces entre les colombages verticaux
  • Charpente en colombage
Histoire :

Germain Dugas, fermier, est celui qui construisit la maison Dugas. Né en 1824, il se marie deux fois et de ses deux mariages, il a 15 enfants. Sa première épouse est Véronique Robichaud et sa deuxième épouse est Marie Paulin. Nous savons qu’au fil des ans Germain logea plusieurs personnes chez lui : sa sœur aveugle Suzanne,  Théotiste Dugas, 8 ans, Florence Dugas, 23 ans, Jude Dugas, 45 ans et aveugle, Olive Cyr, canadienne-française de 19 ans, l’institutrice Ursule Godin, 23 ans et les servants, George Dugas et Lazarine Dugas.

La maison Dugas est construite d’une manière très différente de ce qui se faisait à l’époque. Elle possède une structure en charpente à colombages verticaux qui est remplie de bauge (mélange nommé torchis), c'est-à-dire un mélange de terre glaise et de foin. Ce mode de construction est très ancien et on retrouve ce type de construction en Normandie et dans le nord de la France. Les experts en architecture acadienne ne connaissent pas d’autres habitations de ce type. 

À l’origine, le torchis était recouvert de mortier blanchi à la chaux. Par la suite, le mortier fut recouvert de planches (clapboards). Il est possible aussi que cette maison fût construite à partir d’un autre bâtiment qui fut détruit. Certaines pièces sont trouées et marquées à divers endroits, tandis que d’autres sont équarries à la hache. Après plusieurs années, une corniche fut ajoutée à la maison, au-dessus de la porte principale. 

En ce qui concerne la datation de la maison Dugas, si nous allons par la tradition, Germain aurait construit sa maison avant son mariage avec Véronique, mariage célébré en 1854. Toutefois, une analyse dendrochronologie, préparée en 2007, nous démontre que la maison fut probablement construite vers 1866-1867. 

Cette maison fut acquise par le Village historique acadien en 1972. Cette année-là, les propriétaires avaient entrepris la démolition de l’édifice; mais lorsque l’on découvra que la maison était construite en torchis, le Village s’en porta acquéreur. Le Village historique acadien a fait de cette maison un restaurant de cuisine traditionnelle acadienne où l’on peut goûter à des mets préparés selon les recettes des ancêtres acadiens.

Maison Dugas - Village Historique Acadien
Maison Dugas - Village Historique Acadien
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Maison Dugas - Village Historique Acadien
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Forge Léger

Année de construction :
1865
Année d’interprétation :
1874
Propriétaire original :
Marcellin Léger
Lieu d’origine :
Memramcook, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Larges portes doubles
  • Escalier extérieur menant aux combles
  • Revêtement en planches verticales
  • Plancher en terre battue
  • Foyer en pierres taillées qui offre deux feux de travail
Histoire :

Le forgeron est l’un des plus importants personnages du village, étant un homme à tout faire, capable de fabriquer ou réparer n’importe quel objet. Le forgeron est si indispensable qu’il existe très peu de villages qui ne puissent compter sur au moins un de ces artisans du fer. Par exemple, dans la région de Memramcook, vers 1865, on retrouvait cinq boutiques de forge.

En ce qui concerne la boutique, elle n’est pas le plus beau bâtiment du village. En effet, elle a souvent l’aspect d’un hangar négligé. Les forges n’ont pas nécessairement d’enseigne, mais on peut l’identifier en la regardant et en écoutant, puisque le bruit des métaux qui s’entrechoquent traverse souvent les murs. À l’intérieur, où règne un désordre anarchique, la boutique ressemble à un entrepôt. 
L’économie du forgeron fluctue autour d’un cercle saisonnier. Le printemps, il faut mettre en état la herse et la charrue pour le cultivateur. Au temps des moissons, les fermiers font réparer des outils agraires brisés lors de la récolte. À l’automne, le forgeron répare les outils de boucherie comme les couteaux et les grattoirs. L’hiver, il répare les traîneaux et les charrettes. De plus, pendant toute l’année, le forgeron doit ferrer les chevaux et parfois les bœufs. 

En ce qui concerne le travail de Sylvain Léger, dont la boutique se retrouve maintenant au Village historique acadien, il était reconnu comme étant maître dans l’art de « battre une hache ». Il employait une solution spéciale et une technique qui lui était propre. 

La Village historique acadien achète l’ancienne forge Sylvain Léger en 1976 et procède par la suite à sa restauration pour lui redonner son look d’antan. La forge représente une forge typique d’un secteur rural du sud-est du Nouveau-Brunswick au milieu des années 1860.

Forge Léger - Village Historique Acadien
Forge Léger - Village Historique Acadien
Forge Léger - Village Historique Acadien
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Maison Léger

Année de construction :
1836
Année d’interprétation :
1840
Propriétaire original :
Gabriel Léger
Lieu d’origine :
Memramcook, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Symétrie des ouvertures, des deux cheminées et de la façade avec sa porte centrale et ses deux fenêtres latérales
  • Carré sur charpente à colombages verticaux
  • Division de l’espace intérieur par des cloisons
  • Murs intérieurs recouverts de plâtre entre les poutres de la charpente apparente
  • Escalier central
  • Puits à brimbale à proximité de la maison
Histoire :

Cette maison représente la demeure d’un fermier acadien originaire de Memramcook et habitant dans le village de La Montain. Memramcook fut colonisé par les Acadiens, dès la première moitié du 18e siècle. Après le Grand Dérangement, les Acadiens continuèrent d’habiter la région si bien qu’en 1781, Mgr Briand, évêque de Québec, érige canoniquement la paroisse de Memramcook. 

Memramcook devient donc une région fertile et prospère durant le 19e siècle et ceci grâce à son agriculture. Comme dans d’autres régions acadiennes, les fermiers utilisent les marais et construisent des aboiteaux sur les rivières Memramcook et Petitcodiac. On peut aussi compter sur le travail de plusieurs artisans et sur de nombreux moulins à bois entre 1830 et 1900.

La famille Léger, avec à sa tête Gabriel, construit en 1836 cette demeure située non loin d’une chapelle construite vers 1780 et qui fut détruite par le feu à La Montain. Gabriel Léger aurait construit sa maison sur un terrain appartenant à son père, qu’il acquiert en 1838. Par ailleurs, son père, Charles Léger, qui a résidé une bonne partie de sa vie à Bouctouche, serait revenu terminer ses jours chez son fils le 5 avril et y décéda le 7 avril, soit deux jours après son arrivée.
 
À la mort de Gabriel en 1880, son fils aîné Alphée hérite de la maison. Alphée épouse Adélaïde LeBlanc en 1864 et le couple n’a que des filles. L’une d’elles, Marie-Angèle, hérite du bien de son père et c’est ainsi que la maison passe des Léger aux LeBlanc. Marie-Angèle a épousé Hyppolite LeBlanc en 1890. La dernière famille à demeurer dans cette maison est celle d’Antoine LeBlanc, fils d’Hyppolite et de Marie-Angèle Léger.

Maison Léger - Village Historique Acadien
Maison Léger - Village Historique Acadien
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Maison BlackHall

Année de construction :
1822
Année d’interprétation :
1840
Propriétaire original :
James Blackhall
Lieu d’origine :
Caraquet, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Construction intégrée à la pente du terrain
  • Lucarnes arrières et avant éclairant l’escalier
  • Deux portes d’entrée sur la façade principale
  • Deux murs de pierres dans la cuisine
Histoire :

James Blackhall est né en 1792 à Aberdeenshire en Écosse. C’est en 1813 qu’il  arrive au Canada, plus précisément à Halifax, à la recherche d’un avenir meilleur. Membre du personnel ouvrier de la compagnie Thorn Salter, il fut envoyé à Newcastle (N.-B.), puis en 1819 à Miscou et dans la région de Dalhousie où il travail à son compte. Cette initiative commerciale à Dalhousie est un échec, alors en 1822, il s’installe à Caraquet.

La même année, James construit une maison de type « saltbox » (avec deux étages à l’avant et un étage à l’arrière) à Caraquet qui, selon la tradition populaire, serait la première de ce type dans la région. En 1826, il épouse Mary Sennett, une Irlandaise catholique et de ce mariage naissent sept enfants.

Étant instruit et d’origine britannique, il fut facile pour James d’obtenir des postes d’autorité importants dans le village de Caraquet. De 1824 jusqu'en 1857, James Blackhall sera juge de paix, syndic scolaire, maître du havre, douanier, commissaire de la voirie, percepteur, inspecteur de poisson et des quarts (barils), membre de la Commission de santé (Board of Health), clerc de la paroisse et évaluateur.

À sa mort, en 1857, son fils aîné, James Georges Canning, hérite du bien paternel, mais aussi de toutes les fonctions publiques de son père. James épouse Eliza Doran et de ce mariage naissent huit enfants. Mentionnons qu'en 1861 il est nommé capitaine de milice et est chargé de regrouper un camp de miliciens dans la région. En plus de tous ses autres emplois, James fils obtiendra également les postes de coroner (médecin légiste), percepteur des taxes et agent des signaux, au cours de sa vie. 

Par ailleurs, pendant l'émeute de Caraquet en 1875, Blackhall est interprète pendant les enquêtes préliminaires et témoin lors du procès. Il fait preuve d'un parti pris et ne cache pas sa position. De plus, dans une autre affaire, il est accusé de fraude, car on le soupçonne de n’avoir pas remis tout l'argent des impôts qu'il avait perçus.

À son décès, en 1910, la maison devient la propriété de son épouse Eliza. Cette dernière décède en 1930 et la maison est achetée par la famille Lacroix, qui louait les terres de la ferme des Blackhall depuis de nombreuses années. C’est dans cette maison que naîtra Donat Lacroix, chansonnier bien connu en Acadie. La maison passe ensuite aux mains de Julien Thériault, pour finalement être achetée par une compagnie, le groupe Rocca, qui désirait faire du développement commercial dans la région.

Afin de conserver ce bâtiment patrimonial, le Village Historique Acadien s’en porte acquéreur en 1975 pour la somme symbolique d’un dollar auprès du Rocca Group Ltd.

Autres bâtiments :
  • Hangar Blackhall

    Tout comme la maison, ce hangar a appartenu à la famille Blackhall. Il possède un toit à pente modérée, un revêtement de bardeaux de cèdre, une partie dotée d’un toit en appentis et deux portes d’accès.

Maison BlackHall - Village Historique Acadien
Maison BlackHall - Village Historique Acadien
Maison BlackHall - Village Historique Acadien
Maison BlackHall - Village Historique Acadien
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Maison BlackHall - Village Historique Acadien
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Maison BlackHall - Village Historique Acadien
Maison BlackHall - Village Historique Acadien
Maison BlackHall - Village Historique Acadien
Maison BlackHall - Village Historique Acadien

Maison Thériault

Année de construction :
1860
Année d’interprétation :
1890
Propriétaire original :
Joseph Thériault
Lieu d’origine :
Thériault Office, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Puits intérieur
  • Galerie sur deux côtés
  • Deux escaliers menant à l’étage supérieur
  • Revêtement extérieur de planches à clin
  • Présence d’un salon
  • Trois cheminées
Histoire :

Joseph Thériault, né en 1824, est le fils de Joachim et Claire Gauvin. Étant l’aîné des garçons, il lui est difficile d’avoir en héritage le patrimoine familial. Fermier et marchand de bois, il épouse Phoébée Boudreau en 1845 et s’établit à Thériault Office. De leur union naissent neuf enfants. Suite au décès de Phoebe, Joseph épouse en secondes noces Rachel Landry en 1861. Avec sa seconde épouse, il n’eut aucun enfant.

Selon la tradition orale, Joseph construit sa première maison tout près de la croisée des chemins actuels. Ce n’est que plus tard, soit vers 1860, qu’il aurait construit la maison qui est présentement au Village historique acadien.

Joseph Thériault reçut un titre de terre totalisant 100 acres, le 1er octobre 1857. Il est tout à fait raisonnable de penser que c’est après avoir reçu cette terre que Joseph entreprend de construire la maison, d’autant plus qu’il se remarie avec Rachel Landry en 1861. Fondateur ou non de Thériault Office, Joseph Thériault et sa famille donnèrent tout de même leur nom à ce petit village.

Philias, fils de Joseph, est l’héritier du patrimoine familial. Il habite avec son père, puis, suite au décès de ce dernier, il devient le véritable propriétaire. Philias s’est marié en 1881 à Lucille Chenard, de Caraquet. De ce mariage naquirent dix enfants. Dans son testament, daté du 15 mars 1946, huit ans avant son décès survenu en 1952, Philias lègue sa propriété à sa fille Lauza. Lauza habite cette maison avec son mari Fidèle Landry jusqu’en 1977, et en 1981 le Village historique acadien en fait l’achat.

Lorsque le Village historique acadien se porte acquéreur de la demeure, il n’achète que la partie construite en 1860. La seconde partie reste sur place. Sur le site historique, la maison Thériault est interprétée en 1890, soit 30 ans après la construction de la première section. On remarque donc que la maison possède deux parties, soit l’originale de 1860 et la cuisine d’été, ajoutée au bâtiment quelques années plus tard. 

Le mobilier que l’on retrouve dans les pièces n’est plus de fabrication domestique, mais un mélange de cette dernière et de fabrication industrielle. À la fin du 19e siècle, les meubles fabriqués industriellement font lentement disparaître le mobilier acadien.

Maison Thériault - Village Historique Acadien
Maison Thériault - Village Historique Acadien
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Maison Thériault - Village Historique Acadien
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Maison Thériault - Village Historique Acadien
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Moulin Riordon

Année de construction :
1895
Année d’interprétation :
1895
Propriétaire original :
Thomas Riordon
Lieu d’origine :
Pokeshaw, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Toit à deux versants orné d’une ventilation au centre
  • Grande lucarne arrière
  • Corniches dotées de faibles retours de corniche
  • Large porte d’entrée avec sa rampe d’accès
  • Turbine à eau originale
  • Trois moulins à double paire de cylindres
  • Nettoyeur à grain
  • Plansichter, épurateur d’issus et blutoir
  • Système d’élévateur à godet et convoyeur
  • Trémies ou entonnoirs en bois
  • Moulin à carder la laine
  • Peigneuse à laine
Histoire :

La famille Riordon est originaire de Kinsale, dans le comté de Cork en Irlande. John Riordon arrive à Pokeshaw en 1830 pour y rejoindre son frère Patrick. En 1852, John vend une partie de ses terres à William Boultonhouse, qui y fait construire un moulin à scie. Le moulin est vendu plus tard à Richard Dempsey, qui épouse l’une des filles Riordon. Cette union est très mal vu, car Richard est de religion protestante, alors que sa nouvelle épouse est de religion catholique. C’est cependant suite à cette union que les Riordon prennent possession du moulin.

Le moulin brûle en 1888 et est reconstruit avec entre autres les encouragements du révérend Romain Doucet de la paroisse de Grande-Anse. Une fois la reconstruction terminée, le bâtiment comprend un moulin à scie, un moulin à farine et à carder la laine, le tout fonctionnant à partir d’énergie hydraulique. 

Toutefois, lors de la reconstruction, un différent entre Thomas Riordon et une entreprise survint et monsieur Riordon refusa de payer pour les erreurs commises par l’entreprise. En 1914, lorsque les rouleaux pour broyer les grains nécessitent des réparations, la même entreprise envoya la facture non payée des années 1890 et Thomas refusa d’aller chercher ses rouleaux et de payer la facture. Le moulin à farine ferma donc ses portes définitivement.

Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
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Moulin Riordon - Village Historique Acadien
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Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien
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Moulin Riordon - Village Historique Acadien
Moulin Riordon - Village Historique Acadien

École

Année de construction :
1869
Année d’interprétation :
1869
Lieu d’origine :
Chockpish, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Charpente à colombages verticaux
  • Extérieur en bardeaux de cèdre
  • Murs intérieurs enduits de plâtre avec un lambris de trois pieds de hauteur en planches de pin
  • Petite estrade, à l’entrée, sert de tribune pour le pupitre du maître ou de la maîtresse
  • Plaque peinte sur le mur, au noir de fumée, fait office de tableau
  • Petit poêle de type « box » constitue le système de chauffage
Histoire :

De 1800 à 1850, il ne fait pas de doute que l’éducation n’occupe pas la première place dans les préoccupations des Acadiens et des Acadiennes. L’absence d’infrastructures et d’un personnel enseignant bien formé ne favorise pas la valorisation de l’enseignement. Pour la plupart des familles acadiennes, la survie passe par d’autres avenues. Chez les jeunes garçons, par exemple, plusieurs s’embarquent à bord des goélettes de pêche dès l’âge de 12 ans. D’autres choisissent la hache et, à 14 ans, plusieurs partent dans les chantiers tenter leur fortune comme bûcherons. Finalement, d’autres participent au travail de la ferme. Quant aux filles, elles se chargent d’une partie des tâches de leur mère. Par la force des choses, pour beaucoup de jeunes Acadiens et Acadiennes, l’école est d’abord une occupation à temps partiel, lors des temps de l’année où leurs services ne sont pas requis à la maison, à la ferme ou dans les chantiers. C’est ce qui explique que les enseignants doivent composer avec une présence irrégulière des élèves au cours de l’année scolaire.

Pourtant, dès le début des années 1800, les autorités provinciales s’efforcent de valoriser l’éducation et de convaincre les parents de son importance. Mais les moyens matériels sont déficients, les manuels presque introuvables, sans compter que la plupart sont en anglais. Qui plus est, les maîtres francophones compétents sont une denrée rare, puisque la formation en enseignement n’est offerte qu’en anglais et ne débute qu’après 1850 au Nouveau-Brunswick. Les régions acadiennes du Nouveau-Brunswick doivent compter sur des maîtres ambulants. Tous ces facteurs font que l’éducation est réservée à l’élite anglophone, dont les membres ont accès aux postes administratifs. Toutefois, c’est dans ces petites écoles modestes et en proie à des conditions très difficiles que plusieurs futurs pionniers de l’élite acadienne font leurs premiers apprentissages. Les Pascal Poirier, Placide Gaudet, Armand Landry, Marcel-François Richard et autres ne reçoivent pas d’autre enseignement à l’élémentaire que celui qui est donné dans ces petites écoles souvent mal entretenues, avec des maîtres sans formation.

École - Village Historique Acadien
École - Village Historique Acadien
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École - Village Historique Acadien
École - Village Historique Acadien
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Chapelle (reproduction)

Année de construction :
1831
Année d’interprétation :
1831
Propriétaire original :
Sainte-Anne-du-Bocage, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Clocher rattaché à la charpente
  • Absence de solives de plafond
Histoire :

L’apport des membres du clergé catholique à l’histoire acadienne est considérable. Ce sont les prêtres qui prennent les commandes de ce petit peuple dépourvu de ressources, à la suite de la Déportation. Surtout d’origine québécoise et française, ces religieux parcourent les vastes territoires de cette nouvelle Acadie, dès la fin du 18e siècle. Tantôt prêtres et conseillers agricoles, ils sont conscients de l’importance de leur présence et de l’encouragement qu’ils représentent. Au nombre de leurs priorités, la chapelle, le presbytère et l’école établis par les missionnaires sont souvent les seuls établissements publics des communautés acadiennes au 19e siècle. 

La chapelle qui se retrouve au Village historique acadien est une reproduction d’une chapelle construite en 1831 à Sainte-Anne-du-Bocage, dans la partie ouest de la ville de Caraquet. L’originale existe toujours et reçoit chaque année des milliers de pèlerins à l’occasion de la fête de la Sainte-Anne, le 26 juillet.  

Construite par un groupe de villageois, cette chapelle ne se distingue pas au point de vue architectural des maison familiales de l’époque, si ce n’est par la présence d’un clocher et l’absence des solives de plafond. 

Il semble que cette chapelle n’ait jamais servi régulièrement au culte. Plusieurs hypothèses meublent la tradition orale en ce qui à trait aux raisons motivant cette construction : rendre hommage aux colons acadiens qui débarquent à cet endroit après la Déportation, des pêcheurs rescapés d’un naufrage voulant remercier le ciel de les avoir épargnés, ou encore des paroissiens désirant simplement améliorer leurs chances de voir l’église paroissiales installée chez eux plutôt que dans une autre partie de la paroisse. Seul édifice à caractère religieux sur le site du Village historique acadien, la chapelle évoque le rôle important joué par la religion dans la vie des ancêtres acadiens. 

Chapelle - Village Historique Acadien
Chapelle - Village Historique Acadien
Chapelle - Village Historique Acadien
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Chapelle - Village Historique Acadien
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Ferme Babineau

Année de construction :
1855
Année d’interprétation :
1855
Propriétaire original :
Jean Babineau
Lieu d’origine :
Bedec, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Structure en pièces de bois verticales fixées à l’aide de tenons dans la solive et la sablière
  • Foyer massif en pierres
  • Escalier en L
  • Murs intérieurs recouverts de plâtre
  • Cloisons intérieures
  • Symétrie des ouvertures de portes et fenêtres
Histoire :

La ferme Babineau représente une ferme acadienne typique du milieu du 19e siècle dans le comté de Kent, au Nouveau-Brunswick. Cette maison était située dans un petit village nommé Bedec, près de Richibouctou-Village. L’ancêtre de cette famille acadienne est Nicolas Babineau dit Deslauriers, arrivé en Acadie en 1671.

Les visiteurs peuvent voir une maison dont le mobilier reflète l’ameublement des années 1850. Elle cadre dans une époque de transition dans le mobilier acadien, soit de 1825 à 1875. Les pièces de mobilier connaissent une amélioration. Tout en conservant leurs fonctions utilitaires, les pièces sont un peu plus décoratives et fabriquées avec soin.

On peut voir dans la maison Babineau une huche à pain de fabrication domestique de la première moitié du 19e siècle, un lave-main avec un porte-serviette orné d’une moulure très simple, une petite commode à deux vantaux et un tiroir, une chaise berçante et des chaises tressées, un petit poêle en fonte des forges Saint-Maurice de Trois-Rivières, un coffre, un berceau, trois lits à cordages, un foyer (maçonne) et enfin un banc-lit. La vaste majorité du mobilier de la maison Babineau est fabriqué avec du pin.

En ce qui concerne le banc-lit ou banc de quêteux, il est commun dans plusieurs régions acadiennes, tout comme dans les régions québécoises. On dit des bancs de quêteux qu’ils servent de lit au passage d’un mendiant qui se cherche un endroit où dormir. On peut aussi faire coucher jusqu’à quatre jeunes enfants dans ces bancs-lits.

Il s’agit donc d’une ferme avec une maison, une porcherie, une grange, un poulailler et quelques autres bâtiments secondaires. On y retrouve différents animaux comme des moutons et des vaches. On peut aussi y voir différents outils agricoles de l’époque.

En ce qui concerne la famille de Jean Babineau, son bâtisseur, né au début du 19e siècle, étant donné que la maison est interprétée en 1855, son épouse Marie Daigle avait déjà mis au monde tous ses dix enfants. Par contre, on sait que l’héritier du bien familial est Luc, décédé en 1901, puis son frère Jean.

Autres bâtiments :
  • Grange Eddie Allain

    Particularités
    Open frame of large hewn beams
    Outside walls covered with vertical boards
    Symmetry of the façade with its large doors and two small side doors
  • Porcherie Babineau

    Particularités
    Particularités: structure en pièces-sur-pièces en bois rond
    Assemblage à enclave et biseau
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
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Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien
Ferme Babineau - Village Historique Acadien

Pont couvert (reproduction)

Année de construction :
Début du 20e siècle
Plus d'information
Particularités :
  • Construction selon le modèle Howe, très populaire au Nouveau-Brunswick au début du 20e siècle
  • Fermes renforcés par des tiges en acier introduites entre les poutres, reliant les cordes supérieures et inférieures
Histoire :

e pont couvert est une reproduction fidèle d’un pont couvert typique du Nouveau- Brunswick du début du 20e siècle. Comme sur la plupart des ponts de l’Époque, on peut y lire sur chacune des façades l’inscription anglaise suivante : ≪$20.00 fine for driving on the bridge faster than a walk≫. 

Les ponts couverts ont vu le jour en Nouvelle-Angleterre, à la fin du 19e siècle. Ce type de pont devient vite populaire et on le retrouve dans plusieurs provinces canadiennes. On construit en bois ce type de pont, car ce matériau est, à l’époque, une ressource économique et très abondante. La popularité de ces ponts au Nouveau-Brunswick est due à leur longévité. En effet, à cause du toit, les ponts couverts ont une durée de vie de cinquante ans, comparativement aux ponts traditionnels de bois, dont la longévité est estimé à environ quinze ans. Le toit sert surtout à protéger le pont des intempéries.

Il existe aussi d’autres avantages au pont couvert: le plancher reste sec et est donc plus sécuritaire, l’hiver on n’a pas besoin de déneiger, leur forme, qui rappelle l’entrée d’une étable, rassure les chevaux, le pont sert également de lieu de repos pour les voyageurs et est un endroit où l’on affiche des publicités. 

Ces ponts étaient aussi nommés des « kissing bridges», car ils avaient la réputation d’offrir aux garçons et aux filles un lieu parfait pour y faire des choses, qu’ils ne devaient techniquement pas faire avant le mariage.

Pont couvert  - Village Historique Acadien
Pont couvert - Village Historique Acadien
Pont couvert  - Village Historique Acadien
Pont couvert - Village Historique Acadien
Pont couvert  - Village Historique Acadien
Pont couvert - Village Historique Acadien
Pont couvert  - Village Historique Acadien
Pont couvert - Village Historique Acadien

Écloserie de homards

Année de construction :
1904
Année d’interprétation :
1904
Propriétaire original :
Arcade Landry (constructeur)
Lieu d’origine :
Chiasson Office, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Solide charpente à colombages verticaux
  • Charpente de bois ne comportant aucune colonne
  • Structure de fermes de toit renforcées de tiges de métal
Histoire :

Cette écloserie de homards (ou homarderie), située originalement à Chiasson Office sur l’île Lamèque, démontre l’importance de l’industrie de la pêche au homard à la fin du 19e et au début du 20e siècle. De nombreuses conserveries ou « canneries » ouvrent leurs portes pendant cette période au Nouveau-Brunswick et dans les provinces maritimes. Toutefois, un déclin de la ressource se fait sentir vers 1887, menant à une commission d’enquête qui suggère la mise en place de homarderies et d’écloseries.

En 1904, on ouvre une écloserie à Chiasson Office, près du phare construit en 1880. Le constructeur, Arcade Landry, qui est très connu dans la région, est celui qui mène les travaux. 

Cette écloserie devait aider la propagation de l’espèce et avait une capacité de production de 224 jarres d’incubation. Le premier directeur de l’établissement est Sébastien Savoie et à sa première année, on cueille et procède à l’incubation de 50 000 œufs de homard. En 1910, l’écloserie atteint un record en incubant 150 millions d’oeufs.

Huit employés composent le personnel de l’écloserie; le directeur, l’ingénieur, un aide- ingénieur, des aides-assistants de jour et de nuit et des employés chargés de la collection des œufs et de la distribution des alevins. Ces personnes sont payées entre 3.00 $ et 1.50 $ par jour.

La homarderie ferme ses portes en 1914 à cause de conflits politiques et de l’attitude générale d’indifférence face au projet. Ce climat de mésentente et le déclenchement de la Première Guerre mondiale entraînent la fermeture de cette station piscicole, qui est conclue en février. Le bâtiment sera ensuite vendu à la compagnie W.S. Loggie de Shippagan, qui déménage l’édifice à l’arrière de son magasin et s’en sert comme entrepôt. Le bâtiment change de propriétaire et est finalement vendu au Village historique acadien, puis transporté et restauré au Village.

Écloserie de homards - Village Historique Acadien
Écloserie de homards - Village Historique Acadien
Écloserie de homards - Village Historique Acadien
Écloserie de homards - Village Historique Acadien

Maison Thomas (reproduction)

Année de construction :
1936
Année d’interprétation :
1937
Propriétaire original :
Élie Thomas Jr.
Lieu d’origine :
Tracadie, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Le carré de un étage et demi
  • Toit à quatre versants
  • Galerie sur la façade principale
  • Les lucarnes rampantes
  • La fenêtre en saillie
Histoire :

La maison est une reproduction de celle d’Élie Thomas Jr. qui fut bâtie en 1936 et habitée jusqu’en 1945. Les Thomas employaient une servante et une couturière à la maison. Cette famille, établie dans la région de Tracadie, habite ce village depuis le début des années 1800. Les hommes de cette famille étaient maîtres tonneliers de père en fils.

La maison Élie Thomas, de style bungalow typique des années 1930, met en valeur ce style surtout par le toit à quatre versants orné de lucarnes, l’étage et demie, et la galerie.

Maison Thomas - Village Historique Acadien
Maison Thomas - Village Historique Acadien
Maison Thomas - Village Historique Acadien
Maison Thomas - Village Historique Acadien
Maison Thomas - Village Historique Acadien
Maison Thomas - Village Historique Acadien
Maison Thomas - Village Historique Acadien
Maison Thomas - Village Historique Acadien

Tonnellerie Thomas (reproduction)

Année de construction :
1937
Année d’interprétation :
1937
Propriétaire original :
John Thomas
Lieu d’origine :
Tracadie, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Moulin à douves
  • Toit à deux versants à pente accentuée
  • Revêtement extérieur en bardeaux de cèdre
  • Larges portes d’accès
  • Section partiellement ouverte qui sert d’abri à l’engin à vapeur et la chaudière
  • Chaudière à vapeur horizontale produite en 1940 par le fabricant Robb Engineering Work Limited de Amherst, Nouvelle-Écosse
  • Moteur à vapeur (c1905) de International Engineering Works Limited d’Amherst, Nouvelle-Écosse
  • Moteur stationnaire fabriqué en 1941 par International Harvester Company de Chicago, USA
  • Scie à douves (1900) du fabricant Peter Gerlach Company de Cleveland, Ohio, USA
  • Machine (moulin) à bardeaux de type Dunbar produite vers les années 1930 par la Compagnie Desjardins Limitée de Saint-André-de-Kamouraska, Qc
  • Emballeur à bardeaux des années 1930
  • Scie circulaire des années 1930
  • Scie à déligner des années 1930
Histoire :

La tonnellerie est une reproduction partielle de celle des Thomas de Petit-Tracadie vers 1937. 

Le moulin représente un type standard de l’époque, quant à la tonnellerie (bâtiment servant à l’assemblage des tonneaux), elle se rapproche de celle que les Thomas possédaient en 1937. La tonnellerie Thomas employait de six à sept personnes à cette époque.

Au début des années 1800, la production de tonneaux chez John Thomas se limite à deux tonneaux par jour, car toutes les étapes de la fabrication s’effectuent à la main. Au début des années 1900, les outils mécaniques font leur apparition et en 1937, une bonne journée de travail représente 20 quarts (barils ou tonneaux) par jour.

Les deux fonctions principales du tonneau sont celles du transport et de la conservation de la marchandise qu’il contient. On peut y déposer de l’eau, du vin, de l’huile, de la mélasse et de nombreux produits solides tels que le grain, les salaisons, les pommes, les pommes de terre, le fromage, le poisson, la viande, etc. Le tonneau se manie très facilement, en dépit des centaines de kilogrammes de matériel qu’il peut contenir. On le déplace facilement soi-même, à cause de sa forme géométrique et arrondie.

Jusqu’au début des années 1900, la production est surtout écoulée sur le marché local. En 1937, les Thomas vendent des quarts un peu partout dans la Péninsule acadienne. À cette époque, la production s’élève de 10 000 à 12 000 quarts par année. Les principaux clients sont : A. & R. Loggie, W. S. Loggie, la Robin, Jones and Whitman Company, La manufacture des Gauthier de Shippagan, etc.

Dans les dernières années de la production (1960-1970), les tonnelleries deviennent rares et les Thomas vendent partout à travers les Maritimes, le Québec et l’Ontario. Pendant cette période, les Thomas emploient de 40 à 60 personnes et fabriquent environ 40 000 quarts par année. En 1980, la tonnellerie Thomas ferme ses portes, car le tonneau en plastique supplante dorénavant le tonneau en bois.

Autres bâtiments :
  • Bâtiment d’assemblage des tonneaux

    Particularités
    Gabble roof
    Small dimensions of the building
    Two access doors
    The fireplace to warm up the barrels
    The two workbenches
    Whole assembling tools of the barrels
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien
Tonnellerie Thomas - Village Historique Acadien

Moulin Goguen

Année de construction :
1949
Année d’interprétation :
1949
Propriétaire original :
Éric Goguen
Lieu d’origine :
Cocagne, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Dimensions de 24 pieds par 60 pieds afin d’accueillir un équipement spécifique
  • La construction sur pilotis
  • Le toit à deux versants recouvert de tôle
  • Les nombreuses ouvertures
  • La rampe de chargement
  • Équipement original des Goguen, manufacturé par la Oxford Foundry & Machine Co. d’Oxford, Nouvelle-Écosse
  • Bâtiment qui renferme la scie circulaire de 48 pouces
  • Chariot de 18 pieds équipé de l’ajusteur et d’une friction qui est un mécanisme automatique d’avance et de recul
  • Convoyeur afin d’expulser vers l’extérieur les sciures de bois
  • Moteur diesel John Deere 4239D
Histoire :

L’histoire du moulin Goguen commence avec son premier propriétaire, Éric Goguen. Né en 1914, Éric se retrouve sur le marché du travail assez jeune et tout au long de sa vie, il oeuvrera au sein de nombreux corps de métier tels que: bûcheron, pêcheur de homard, « peddleux » (vendeur itinérant) de produits de la ferme, camionneur de bois de pulpe et enfin, propriétaire d’une scierie.

C’est dans les années 1930 qu’Éric commence à travailler dans l’industrie forestière. Il est employé notamment dans les chantiers forestiers, puis devient un employé de la compagnie Irving.

En 1945, il fait l’acquisition d’un moulin mobile qu’il peut transporter dans son camion. Éric se rend, de cette façon, partout dans le sud-est de la province pour couper du bois. Il profite de ses voyages pour acheter des lots boisés, pour y faire la coupe d’arbres, et obtenir des droits de coupe sur des lots appartenant à des particuliers.

C’est en 1949 qu’Éric décide de construire sa propre scierie sur l’emplacement actuel à Cocagne. Ayant acquis une bonne expérience et réalisé des profits avec son moulin mobile, il peut utiliser ses connaissances afin de réussir dans cette profession. Ce n’est toutefois qu’au début des années 1960 que son entreprise prend de l’ampleur. C’est à cette époque qu’Éric embauche le scieur professionnel, Willie Boucher.

L’équipement que l’on retrouve au Village historique acadien a été acheté par Éric Goguen, en 1945, d’un particulier de Shemogue. Le moteur de la scierie, datant des années 1940 est de la marque International et a une puissance de 125 chevaux-vapeur et fonctionne au carburant diesel.

Enfin, la firme d’Éric est devenue une entreprise familiale, car ses fils sont une partie intégrante de la compagnie.

En ce qui concerne le bâtiment qui est au Village historique acadien, c’est une reproduction qui fut construit en 2008 et qui a ouvert officiellement ses portes au public, lors de la foire agricole de la même année. Il représente une scierie avec scie circulaire typique des années 1930-1940 en Acadie du Nouveau-Brunswick.

Moulin Goguen - Village Historique Acadien
Moulin Goguen - Village Historique Acadien
Moulin Goguen - Village Historique Acadien
Moulin Goguen - Village Historique Acadien

Station-service Irving Oil

Année de construction :
1936
Année d’interprétation :
1936
Propriétaire original :
Paul et Reynold Blackney
Lieu d’origine :
Sackville, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Tourelle typique des stations-service conçue par l’architecte acadien, Sam Roy
Histoire :

La popularité de l’automobile se répand assez rapidement dans les années 1920 et 1930. Forcément, il faut créer un nouveau bâtiment, soit la station-service, pour répondre aux besoins que nécessitent ces véhicules. La station-service est vite devenue une icône culturelle du paysage rural et urbain du Canada. Ainsi, la firme Irving voulait que ses stations-service aient une architecture distinctive. La tourelle typique des stations-service conçues par Sam Roy leur confère un cachet qui serait peut-être unique au Canada.

Cette station-service Irving originale, provenant de Sackville au Nouveau-Brunswick, fut acquise et restaurée à sa condition initiale par le Village historique acadien en 2005. 

Kenneth Colin (K.C.) Irving (1899-1992) est né à Bouctouche au Nouveau-Brunswick. En 1924, il est déjà propriétaire de sa première station-service à Bouctouche et il crée sa propre essence qu’il nomme Primrose. L’année suivante, il s’établit à Saint-Jean et en 1931, il y fait ériger un édifice, le Golden Ball, qui devient son quartier général.

La compagnie Irving Oil, fondée en 1927, vend de l’essence dans une centaine de garages dans l’ensemble de l’Atlantique. Dès 1936, la firme Irving est l’un des plus importants distributeurs de la compagnie Ford dans les Maritimes. Cette même année, la firme consolide six compagnies d’autobus, la S.M.T. System, et devient ainsi le plus important réseau d’autobus des Maritimes. Toujours en 1936, Irving établit une station-service à Sackville dont Sam Roy en est l’architecte.

Pendant les années 1935 à 1950, il ne fait nul doute que Samuel Sam Roy, (Sam King) (1895-1978), est l’un des architectes acadiens les plus en vue. Sam Roy est né à Sainte-Marie de Kent et a fait ses études en architecture à Boston. En 1930, la firme Irving l’emploie pour la construction d’une station-service à Halifax. Celle-ci pourrait bien être la première à être caractérisée par la tourelle emblématique des stations-service Irving de l’époque. 

En octobre 1936, Sam Roy est responsable des travaux de construction de la station-service de Sackville, située à l’angle de la rue Main et de l’avenue Allison. Le 19 novembre suivant, les premiers opérateurs, Paul et Reynold Blakney, en prennent la direction.

Station-service Irving Oil - Village Historique Acadien
Station-service Irving Oil - Village Historique Acadien
Station-service Irving Oil - Village Historique Acadien
Station-service Irving Oil - Village Historique Acadien
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Gare Rivière du Nord (reproduction)

Année de construction :
1930
Année d’interprétation :
1930
Lieu d’origine :
Moncton, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Le toit en croupe
  • Le large avant-toit en surplomb
  • Les consoles soutenant l’avant-toit pour former un auvent sur les côtés du bâtiment
  • Les deux imposantes lucarnes à l’avant et à l’arrière
  • La disposition symétrique des portes et fenêtres
  • La nombreuse fenestration
  • La fenestration en saillie du poste de l’opérateur côté voie ferrée
Histoire :

La gare du Village historique acadien est une reproduction d’une gare du Canadien National qui est identifiée comme étant une Canadian Government Railways standard no 5 station, tel que dessinée en 1918 par le bureau chef ingénieur de Moncton.

Avec son toit en croupe, soutenue par de solides consoles, cette gare se veut un exemple typique du style architectural de nombreuses gares construites au Nouveau-Brunswick au cours du premier quart du 20e siècle.

Gare Rivière du Nord - Village Historique Acadien
Gare Rivière du Nord - Village Historique Acadien
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Hôtel Château Albert (reproduction)

Année de construction :
1907
Année d’interprétation :
1910
Propriétaire original :
Pierre P. Albert
Lieu d’origine :
Caraquet, N.-B.
Plus d'information
Histoire :

L’Hôtel Château Albert, situé au Village historique acadien, est une reproduction fidèle des plans originaux dessinés par l’architecte acadien, Nazaire Dugas et le premier propriétaire de l’hôtel, Pierre P. Albert.

Pierre P. Albert, né en 1870, fait construire cet énorme édifice à Caraquet en 1907, selon les plans conçus par Nazaire Dugas. Malheureusement, Pierre éprouve des ennuis financiers dès le départ. Il faut dire qu’avec la venue du chemin de fer dans les années 1880, les habitants de la Péninsule acadienne se sont lancé dans le monde hôtelier, en croyant que le chemin de fer allait apporter une vague de visiteurs et de touristes. Ce ne fut pas le cas et comme un certain nombre d’hôtels, le Château Albert ferme ses portes quelques années seulement après son ouverture.

Lorsque le Château Albert était un hôtel, il avait une très bonne réputation. L’hôtel possédait 24 chambres et une bonne étable pour les chevaux. On y tenait des réceptions de mariage, dont celle de Fred Poirier et Françoise Paulin, en août 1910, ainsi que des banquets comme celui d’avril 1913 pour fêter le gérant de la Banque Provinciale.


En 1914, quand la Première Guerre mondiale éclate, l’hôtel est converti en quartier général pour la milice et pour le recrutement et l’entraînement des soldats du 165e bataillon acadien. Après la guerre, l’édifice est vendu à Joseph Dumas, qui loue les salles comme appartements. Également, le barbier Rhéal Albert y ouvre une boutique dans les années 1920, alors que l’avocat Albany Robichaud de Shippagan y dispose d’un bureau et Fred Bourque y ouvre une pharmacie en 1940.

Vers 1943-1944 l’édifice est vendu à Ashley Colter, qui en fait un magasin général, le  A. & R. Loggie. Le Château Albert demeure un magasin jusqu’en 1955, où il fut la proie des flammes. 

C’est lors du développement de la phase du 20e siècle au Village historique acadien, que le Château Albert est reconstruit sur le site historique, afin d’y accueillir les touristes désirant dormir dans un établissement hôtelier du début du 20e siècle. 

En opération de juin à septembre, l’Hôtel Château Albert propose une expérience authentique aux visiteurs. Sans télévision, ni téléphone, les chambres respectent le cachet historique à quelques détails près. Bain sur pattes, boiseries, atmosphère feutrée et détente, voyager dans le temps n’a jamais été aussi facile et confortable!

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Hôtel Château Albert - Village Historique Acadien
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Hôtel Château Albert - Village Historique Acadien
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Magasin général Nicholas D. Thériault (reproduction)

Année de construction :
1903
Année d’interprétation :
1924
Propriétaire original :
Nicholas D. Thériault
Lieu d’origine :
Trudel, N.-B.
Plus d'information
Histoire :

Cet édifice est une reproduction fidèle du magasin général appartenant à Nicholas D. Thériault en 1924, situé au coin des routes 135 et 325 à Trudel au Nouveau-Brunswick.

Né en 1885, c’est en 1909 que Nicholas prend la direction du magasin construit en 1903 par son père, Dominique Thériault, et trois ans plus tard, il s’en porte acquéreur. 

En 1914, Nicholas débute l’expansion de son commerce. Il fait construire un entrepôt, annexé à l’arrière du magasin, afin d’y remiser les denrées en vrac. En ce qui concerne les denrées périssables, elles sont remisées dans la cave du magasin et à l’étage supérieur, on y entrepose des meubles, des lits, des matelas et même des cercueils. En 1917, Nicholas installe une pompe à essence et fait construire un petit hangar à huile tout près du magasin.

En 1924, Nicholas procède à de grandes rénovations. On aménage sur la façade du magasin de grandes vitrines, une nouvelle entrée et des panneaux qui donnent une forme carrée à la devanture. Le bâtiment est ensuite peint à l’intérieur comme à l’extérieur. Toutefois, les panneaux ajoutés, lors des rénovations, doivent être enlevés l’année suivante, car lors les grands vents, elles font secouer toute la façade.

Le Village historique acadien a décidé d’interpréter le magasin général Nicholas D. Thériault tel qu’il est après ces rénovations, mais avant qu’on retire les panneaux de la façade. Le magasin est opérationnel et les visiteurs peuvent y faire l’achat de marchandise, comme à l’époque. 

Aujourd’hui, l’édifice original est un immeuble à logements, toujours situé au coin des routes 135 et 325 à Trudel. 

Magasin général Nicholas D. Thériault - Village Historique Acadien
Magasin général Nicholas D. Thériault - Village Historique Acadien
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Caisse populaire acadienne (reproduction)

Année de construction :
1944
Année d’interprétation :
1944
Propriétaire original :
Membres de la caisse populaire acadienne de Petit-Rocher
Lieu d’origine :
Petit-Rocher, N.-B.
Plus d'information
Histoire :

Avec la venue, au début du 20e siècle, de changements rapides dans le mode de vie des Acadiens, la population est prise au dépourvu. L’économie d’antan fait place à une économie qui nécessite des capitaux que les entrepreneurs anglophones locaux n’ont tout simplement pas. Cette situation incite divers courant de pensée, dont celui du mouvement coopératif. 

La première caisse populaire acadienne à voir le jour est située à Petit-Rocher, en 1936, et on construit le premier bâtiment en 1944. À l’époque, les caisses n’étaient ouvertes que très rarement, souvent seulement après la messe du dimanche.

Caisse populaire acadienne - Village Historique Acadien
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Caisse populaire acadienne - Village Historique Acadien
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Caisse populaire acadienne - Village Historique Acadien
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Caisse populaire acadienne - Village Historique Acadien
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Maison Turgeon

Année de construction :
1881
Année d’interprétation :
1928
Propriétaire original :
Onésiphore Turgeon
Lieu d’origine :
Bathurst, N.-B.
Plus d'information
Histoire :

Né en 1849 à Lévis au Québec, Onésiphore Turgeon vient d’abord au Nouveau-Brunswick à titre d’étudiant, alors qu’il cherche un climat favorable à sa santé délicate. Il arrête finalement son choix sur Petit-Rocher et épouse une irlandaise, Margaret Eulalia Baldwin, qui lui donne cinq enfants. Margaret meurt en 1896 à l’âge de 46 ans. Onésiphore se remarie en 1905, avec Mary Loretta Meahan.

C’est d’abord l’éducation qui suscite l’intérêt de M. Turgeon. À l’époque, la loi scolaire de 1871, qui établi l’école publique non confessionnelle, est d’actualité. Turgeon demeure toutefois peu de temps dans ce domaine et opte pour le commerce, puis le journalisme. Entre 1874 et 1896, à titre de candidat libéral aux élections fédérales, il subi cinq défaites. Finalement, Turgeon est élu en 1900 et conserve son siège pendant 22 ans, survivant même à la défaite du Parti Libéral en 1911. En 1921, les libéraux de Mackenzie King reprennent le pouvoir et l’année suivante, Turgeon est nommé au sénat, où il siège jusqu’à sa mort en 1944, à l’âge de 95 ans. Son principal cheval de bataille, à titre de politicien, est le développement d’une véritable industrie des pêches dans le comté de Gloucester.

C’est en 1905 qu’Onésiphore Turgeon achète, pour la somme de 1 800 $, cette confortable résidence aux allures victoriennes. Construite en 1881, cette demeure est interprétée au Village historique acadien en 1928. Il s’agit d’une grande maison avec toit mansardé, à l’architecture conventionnelle. En Amérique du Nord, on associe ce type de toiture au style victorien, très populaire de 1860 à 1890.

Maison Turgeon - Village Historique Acadien
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Maison McGrath

Année de construction :
1901
Année d’interprétation :
1915
Propriétaire original :
Onésime McGrath
Lieu d’origine :
Losier Settlement, N.-B.
Plus d'information
Histoire :

Cette maison fut construite par Onésime McGrath en 1901. Située anciennement à Losier Settlement, elle est acquise par le Village historique acadien le 31 octobre 2007 et restaurée entre 2008 et 2009 à sa condition de 1915.

Né en 1874, Onésime McGrath, descendant d’un émigrant irlandais installé à Tracadie à la fin des années 1790, épouse Catherine Drisdelle en 1900 à la paroisse Saint-Jean-Baptiste et Saint-Joseph de Tracadie-Sheila. Peu après leur mariage, Onésime construit sa maison et le couple y habite dès 1901. L’année suivante, une pièce est ajoutée à l’arrière et sert de cuisine. Entre 1900 et 1921, le couple a onze enfants, tous nés dans cette maison, mais malheureusement, trois d’entre eux meurent en bas âge.

La plus jeune des filles, Laurraine, est celle qui logiquement devait hériter de la maison paternelle, mais elle décède en 1951. Son époux, Pierre Rousselle, épouse en secondes noces Clara Duguay. La maman, Catherine Drisdelle, décède en 1952 et Onésime en 1959. Au décès de ce dernier, la maison est léguée à Pierre Rousselle. De cette façon, la maison McGrath passe aux mains des Rousselle. 

Fait à noter, d’après les registres paroissiaux et les recensements, Onésime naît McGrath, mais décède McGraw.  Alors on peut affirmer que c’est sa génération qui marque le changement de nom de sa lignée. 

Utilisée comme bureau des licences dans les années 1960, la maison devient toutefois désuète et Pierre décide de se construire une nouvelle demeure en 1973 et abandonne l’ancienne. C’est donc dans un état d’abandon, depuis près de 34 ans, que la maison est cédée par Rosella Robichaud au Village historique acadien, afin qu’elle soit restaurée et conservée comme bâtiment du patrimoine acadien.

Maison McGrath - Village Historique Acadien
Maison McGrath - Village Historique Acadien
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Ferme Chiasson

Année de construction :
1890
Année d’interprétation :
1920
Propriétaire original :
Joseph Chiasson
Lieu d’origine :
Saint-Isidore, N.-B.
Plus d'information
Particularités :
  • Carré à charpente à colombages verticaux
  • Construction à deux corps ; soit le corps principal et la cuisine d’été
  • Toit à deux versants
  • Deux lucarnes à fronton en façade
  • Symétrie dans la disposition des fenêtres et des portes
  • Deux portes d’entrée en façade principale
  • Fenêtre oblique sur le mur du carré principal entre le toit principal et le toit de la cuisine d’été
  • Intégrité de son intérieur avec ses cloisons
Histoire :

La maison Joseph Chiasson fut construite vers 1890. Elle fut bâtie peu après la naissance de la première fille de Joseph, Célestine. Cette maison vernaculaire d’un étage et demi, se veut, avec ses lucarnes-pignons en façade et sa cuisine d’été, le reflet véritable de l’influence cottage classique sur la construction résidentielle de la fin du 19e siècle, dans le paysage rural du Nouveau-Brunswick.

Contrairement aux maisons acadiennes du 19e siècle, les murs intérieurs de la maison Chiasson sont recouverts de lambris peints. Dans la cuisine, on remarque qu’il y a une pompe à eau intérieure, ce qui est plus fréquent chez les maisons acadiennes des années 1890-1930.

En ce qui concerne le mobilier, celui-ci a beaucoup évolué depuis le siècle précédent. Depuis la fin du 19e siècle et surtout depuis le début du 20e siècle, les Acadiens peuvent désormais se procurer des meubles et des pièces de mobilier de fabrication industrielle provenant de l’extérieur du Nouveau-Brunswick. Par ailleurs, les Acadiens, de fervents catholiques, placent des images saintes et des statues de la Vierge Marie ou du Sacré-Cœur, afin de décorer leur maison et de démontrer leur attachement à la religion.

Si nous nous attardons à la vie de Joseph Chiasson, on peut dire que celle-ci est mouvementée. Joseph, né à Lamèque en 1866, est le fils d’Abbé Chiasson. Ce dernier quitte l’île Lamèque, comme plusieurs habitants de l’île, en compagnie du père Louis Gagnon, afin de fonder la colonie de Saint-Isidore. Joseph, étant encore jeune, accompagne son père et le reste de sa famille. Il épouse en 1888 Clothilde Parisé, mais malheureusement, celle-ci décède en 1902 et Joseph épouse en secondes noces, Odile Mallais de Saint-Isidore, l’année suivante. En tout, Joseph eut 18 enfants.

Joseph est fermier; il cultive sa terre l’été et travaille dans les chantiers l’hiver. Il peut aussi être ouvrier dans les moulins, notamment pour le compte de David Haché. Avant son décès, survenu en 1920, Joseph possède des vaches, un bœuf, une douzaine de moutons, des poules et des cochons. Comme la plupart des fermiers, il cultive des pommes de terre, des navets, des carottes, des betteraves, de l’avoine, du sarrasin et du lin.

Le 21 avril 1920, à Saint-Isidore, Joseph décède de la grippe espagnole. Il laisse toutes ses possessions et propriétés à son épouse, Odile. Odile, maintenant devenue veuve, place six de ses enfants chez son frère, Barney Mallais. Abbé, âgé de 30 ans est resté « vieux garçon » à cause d’un handicap à la jambe et demeure donc à la maison avec sa mère et son frère, Albert, âgé de 14 ans. 

Odile part pour Montréal la même année, probablement pour y être servante. Elle revient à Saint-Isidore en 1924, où Albert tente, tant bien que mal, de subvenir à ses propres besoins et à ceux de son frère, en travaillant dans les chantiers l’hiver et en cultivant la terre l’été. 

Suite au retour de leur mère, certains enfants se réinstallent dans la maison familiale. En 1925, Odile épouse en secondes noces Joseph McGraw, mais aucun enfant ne naît de cette union.

Odile décède en 1933 à l’âge de 50 ans. Dans son testament, elle laisse à son époux, Charles McGraw, deux acres de terre à Saint-Isidore et à son fils, Richard Chiasson, la maison, les granges et autres bâtiments. Elle demande aussi à Richard de prendre soin de son beau-père, Charles McGraw, jusqu’à ce qu’il se remarie où qu’il devient désagréable.
 
Richard part vivre à Québec et c’est vers 1949-50 qu’il a vend la maison à son frère, Médard Chiasson.  À ce moment-là, la maison était barricadée.  Médard Chiasson est marié depuis 1941 à Catherine Ferguson et habite à Montréal depuis quelques années. Il a vécu à Montréal, mais est décédé à Saint-Isidore où il s’était construit une maison tout près de la maison familiale. 

La maison Chiasson, que l’on retrouve au Village historique acadien, a servi de maison d’été à la famille de Médard, dès qu’il l’a acquise de son frère, Richard.  Médard est décédé en 1988 et désirait que la maison soit préservée, alors la famille l’a offert au Village.  Son épouse, Catherine, est reparti vivre à Montréal en 1994 et y resta jusqu’à son décès survenu en 1999. 

Autres bâtiments :
Ferme Chiasson - Village Historique Acadien
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Ferblanterie Ouellet (reproduction)

Année de construction :
1905
Année d’interprétation :
1905
Propriétaire original :
Ferdinand Ouellet
Lieu d’origine :
Shédiac, N.-B.
Plus d'information
Histoire :

Au Nouveau-Brunswick, le métier de ferblantier s’implante à un rythme plutôt lent. Si on retrouve quelques ateliers dans certains grands centres anglophones, dès la fin des années 1860, ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard que les premières ferblanteries s’installent dans certaines communautés acadiennes. 

La ferblanterie du Village historique acadien est une reproduction de la boutique de Ferdinand Ouellet, située sur la rue Principale à Shediac. Elle est interprétée en 1905. Dans sa boutique, en plus de fabriquer une foule d’objets d’usage courant, il vend les poêles de la fonderie de Sussex.

Monsieur Ouellet semble être un personnage de marque dans la société de Shediac à l’époque, puisqu’on le retrouve au tout premier conseil municipal de l’endroit. 

La construction de la ferblanterie est typique de celle de la plupart des boutiques et des magasins du début des années 1900: construction à colombages verticaux, avec grandes fenêtres sur la façade, de chaque côté de la porte; l’intérieur comprend uniquement l’atelier et une petite arrière-boutique. Comme presque tous les commerces, celui-ci est construit près de la route, alors que les maisons familiales sont plutôt en retrait.

Ferblanterie Ouellet - Village Historique Acadien
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Maison Ward

Année de construction :
1887-1890
Propriétaire original :
Thomas Ward
Lieu d’origine :
Miscou, N.-B.
Plus d'information
Histoire :

La maison Ward est construite vers 1887-1890 par Thomas Ward sur la rue Ward, près de la rue Vibert à l’île Miscou au Nouveau-Brunswick. Thomas a construit cette maison suite à son mariage, célébré en 1886. Thomas avait besoin d’une nouvelle maison, car son père s’était remarié avec une femme de 37 ans sa cadette et les nouveaux mariés débutait leur famille. Ils avaient donc besoin de l’espace pour y héberger leurs enfants à venir. 

La maison appartient à Thomas jusqu’à son décès en 1919, puis c’est son fils, Dana, qui en hérite. Par la suite, la maison devient la propriété des deux frères Ward, Stillman dit « Still » et Nelson. En 1995, la maison est vendue à Rita et François Gendron, Rita étant la nièce des deux frères et la fille de Virginia, sœur de Still et Nelson.

En 2000, la maison Ward est acquise par l’Association touristique de la Péninsule acadienne Inc. et est déménagée près du Centre d’accueil du Village historique acadien. Cette maison devient un bureau touristique pour les visiteurs. Toutefois, ce bureau ferme ses portes et la maison est déplacée à nouveau, en 2008, dans la section du 20e siècle du site historique.

La maison Ward n’est présentement pas interprétée, mais sert plutôt de lieu de repos pour les interprètes, qui s’y rendent pendant leurs pauses. 

Maison Ward - Village Historique Acadien
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Maison Ward - Village Historique Acadien
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Cordonnerie

Année d’interprétation :
1945
Propriétaire original :
Willie Doucet
Lieu d’origine :
Néguac, N.-B.
Plus d'information
Histoire :

La cordonnerie du Village historique acadien est celle de Willie Doucet, installée à Néguac (N.-B.) dans les années 1940. 

Cette petite cordonnerie de milieu rural est très simple, elle n’est pas électrifiée et est munie d’un outillage rudimentaire. Le cordonnier peut y fabriquer des mocassins, en plus de réparer les souliers et les bottines. Lorsque le client entre dans la boutique, le cordonnier prend parfois un moulage de son pied, mais le plus souvent il utilise une forme en bois, plus tard en métal, à sa pointure.

D’abord située à la fin du Village dans les années 1970 et 1980, elle est déménagée dans la section portant sur le 20e siècle au début des années 2000.

Cordonnerie - Village Historique Acadien
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